Installations techniques
(chauffage, sanitaire, électricité, sécurité)
Les systèmes de chauffage


Les installations techniques doivent être étudiées et discutées en détail, en collaboration avec l’architecte et les professionnels, durant la phase de planification déjà, puisque c’est elles qui déterminent en grande partie le confort futur des habitants. Les travaux des différents spécialistes des installations techniques doivent être coordonnés soigneusement dans le déroulement, car ils doivent travailler côte à côte sans jamais se bloquer mutuellement.
Le chauffage par exemple ne peut pas fonctionner sans électricité et sans eau. Il est donc nécessaire que l’électricien et l’installateur sanitaire aient préparé leurs installations de manière à pouvoir installer le chauffage le plus vite possible pour faire des essais. L’installateur sanitaire lui aussi est peut-être dépendant de l’électricité pour mettre en marche le chauffe-eau ou d’autres appareils.

Confort des installations techniques
Le chauffage, l’installation de ventilation et de climatisation influencent le climat intérieur et donc le bien-être des habitants. Le nombre et la bonne disposition des interrupteurs électriques, raccords et prises pour les appareils ménagers de tout genre ainsi que pour le téléphone, vidéotex, fax, internet et TV déterminent le cadre de la future communication et les facilités offertes aux utilisateurs.

Alimentation du bâtiment
Elle se fait au sous-sol à partir d’une batterie de distribution à trois branchements. Cette répartition en conduite jardin, eau chaude/buanderie et appartement constitue le minimum requis. La distribution en direction des locaux humides se fait à partir de la batterie de distribution. Pour les maisons à plusieurs familles, elle doit être munie d’une vanne d’arrêt individuelle.

Matériaux pour tuyaux
Les efforts de rationalisation entrepris dans le domaine sanitaire ont abouti au développement de produits préfabriqués soit entièrement soit partiellement. Le commerce spécialisé (p.ex. une entreprise /planificateur sanitaire ou les grossistes en appareils) renseignent sur les nombreux systèmes sur le marché.
Les matériaux suivants sont utilisés pour les tuyaux: matière synthétique pour conduites d’eau froide et chaude en polyéthylène réticulé PER dans une enveloppe de protection (en rouleaux), en polypropylène, résistant à la corrosion, intérieur lisse. Lorsque c’est nécessaire, l’on utilise aussi des tuyaux en cuivre, des tuyaux filetés (zingués au feu) ou des tuyaux en acier inox.
Les matériaux des tuyaux doivent répondre aux recommandations de la SSIGE. Se renseigner en cas de doute.

Pose des tuyaux
Dans le bâtiment, les tuyaux sont posés parallèlement aux dalles et murs, sans raccordements de tuyaux aux passages et dans les murs (pose noyée). Pour la pose noyée, des bandes de protection ou une isolation sont nécessaires contre les produits agressifs. La pose dans des rainures de murs porteurs n’est possible que sous certaines conditions. La pose apparente ou à l’intérieur de gaines d’installations économise des frais de piquage et de rhabillage.
La pose de la tuyauterie en matière synthétique dans des tuyaux chemisés facilite le remplacement ultérieur lors de dégâts éventuels.

Planification sanitaire
Comme pour celle de l’électricité, le maître d’ouvrage doit donner ses indications très tôt pour la planification sanitaire. Il doit décrire en détail les besoins devant être couverts dans la disposition des pièces et le cahier des charges à l’intention de son planificateur/constructeur.

Raccordement d’eau
Il faut en tout premier lieu déterminer où quels raccordements d’eau (eau chaude ou froide) sont nécessaires pour quoi. Les raccordements d’eau suivants sont habituellement à prévoir: chauffage, cave, garage, buanderie, cuisine, salles d’eau, toilettes, év. chambre à coucher, locaux de fitness, de services et de bricolage etc. En ce qui concerne les raccordements extérieurs, déterminer les points suivants: jardin, terrasse, place de parcage, piscine, étang etc.

Alimentation en eau chaude
Selon les besoins établis ci-dessus, il y a lieu de déterminer si l’on désire une production centrale d’eau chaude, une production décentralisée, év. par alimentation individuelle ou une combinaison de production d’eau chaude.
De plus, il faut évaluer quel genre d’énergie sera utilisé pour un fonctionnement économique et tout de même favorable à l’environnement (électricité, mazout, énergies alternatives).

Protection phonique
Elle est particulièrement importante durant la phase de planification. Car c’est à ce moment que se décide si l’avenir nous épargnera les bruits désagréables. Et la robinetterie produisant peu de bruit est beaucoup plus importante que son emplacement ou la pose de conduites avec isolation phonique. La norme SIA 181 doit en général être respectée.
Les bruits de gargouillements sont provoqués par l’entraînement d’air. Les conduites doivent être dimensionnées de telle manière que l’air puisse circuler. La disposition de colonnes de raccordements ou de chute dans des gaines ne devrait se trouver que dans le voisinage de locaux sanitaires ou de services. Les bruits de chute dans les colonnes de chute peuvent être réduits par des coudes de 2 x 45° au bas des colonnes. Des revêtements sans joints des gaines ou le remplissage par de la mousse diminuent la transmission des sons.

Protection contre l’eau de condensation
L’isolation thermique peut éviter la formation d’eau de condensation. Le commerce propose des conduites en cuivre avec isolation thermique posée en usine.

Protection contre le gel
Les conduites ne doivent pas être disposées contre ou dans des murs extérieurs, dans des couloirs, cages d’escaliers et locaux annexes froids ou non-chauffés. Les conduites pouvant geler seront munies d’une vanne d’arrêt permettant de les vidanger. La pose enterrée à l’extérieur du bâtiment aura lieu au dessous de la limite du gel.

Alarmes de protection gel
Elles empêchent les chutes de température dans de petits locaux habituellement non-chauffés et dans lesquels il faut protéger des conduites ou réservoirs d’eau menacés par le gel. Lorsque la température baisse, elles se mettent automatiquement en marche et se déclenchent lorsqu’elle remonte. Le chauffage des conduites est également envisageable (peu favorable du point de vue énergie).

Protection contre la pollution
Les effets d’aspiration et les liaisons avec des conduites d’eau non-potable sont impérativement à exclure. Le bord inférieur de la soupape d’écoulement doit se situer au moins 2 cm en dessus du bord supérieur du lavabo ou de l’évier. Les lave-linge et lave-vaisselle peuvent être raccordés à l’aide de robinets spéciaux.

Augmentation de la pression
Elle est nécessaire en présence d’une pression insuffisante du réseau, p.ex. lors de pointes de consommation. La capacité du réservoir sous pression et de la pompe est déterminée par le calcul des besoins en eau et de la hauteur d’élévation.

Collecteurs
Il s’agit des conduites situées en dessous de la semelle de construction ou à l’extérieur du bâtiment, menant les eaux usées du bâtiment et du terrain au puits de raccordement. Veiller à une pente régulière.

Conduites de raccordement et colonne de chute
Elles relient les divers appareils (lavabos, WC etc) et les divers étages au collecteur. Les changements de direction ne devraient jamais atteindre 90°, mais 2 x 45° (jusqu’à 60°). Les colonnes de chutes seront prolongées et ventilées au-dessus de la toiture.