L’aménagement intérieur
L’aménagement intérieur représente l’étape des finitions. Le planificateur et le maître d’ouvrage sont très demandés! Beaucoup de travaux de détail se font simultanément ou successivement. Et maintenant, il s’agit des parties intérieures, visibles par la suite. Le soin, la précision et la perfection de ces travaux seront donc surveillés très attentivement.
Les huisseries métalliques de toutes les portes sont posées en premier lieu. Puis les travaux de plâtrerie et de crépissage intérieurs sont achevés. Les peintres commencent leurs travaux au sous-sol, en appliquant une couche de peinture blanche sur les murs de briques silico-calcaires ou en béton. Les locaux du sous-sol ont tout de suite « meilleure façon » et semblent plus clairs.
En même temps, le carreleur commence la pose du carrelage choisi dans les locaux humides (cuisine, bain, douche, WC etc.). Le poseur de sols est également à l’oeuvre pour poser le parquet commandé dans les pièces d’habitation du rez. A l’étage et dans les combles, le poseur de moquettes est en train de mettre en place les revêtements textiles de sols.
Lorsque tous les revêtements des sols en bois, en céramique et en textile sont terminés, il faut absolument les couvrir entièrement et proprement, par une protection indéchirable ne pouvant bouger; ceci en raison des autres travaux de peinture, des retouches et des finitions. Les raccordements électriques, de l’eau et autres (téléphone, TV etc.) sont également exécutés définitivement. Les ouvriers responsables de ces travaux provoquent un va et vient continuel et amènent de la saleté de tout genre.
La conception traditionnelle de l’aménagement des pièces part du point de vue des secteurs de fonction. Habituellement, ils sont séparés par des cloisons, mais ne faut-il pas se poser la question de savoir si toutes les cloisons de séparation sont vraiment nécessaires? Ne peut-on trouver d’autres solutions pour ces secteurs de fonction?
Il est donc indiqué d’étudier la nécessité de chaque séparation, car moins il y en aura, plus vaste semblera l’espace. Et si de plus, les sols, murs et plafonds, les portes et fenêtres sont exécutés de manière adaptée, avec des matériaux bien choisis en matière de couleurs et formes, l’on arrivera facilement à obtenir les effets fonctionnels et esthétiques recherchés.
Planification de l’aménagement intérieur
L’aménagement intérieur découle de la disposition des pièces et du « cahier des charges », établis par le maître d’ouvrage et déterminés avec l’architecte. Les voeux concernant les installations, la décoration et l’utilisation des différentes pièces de la maison y sont clairement définis.
Construction des murs intérieurs
Ils peuvent être exécutés en murs pleins, de construction légère, en plâtre cartonné ou en briques de construction en verre. On peut aussi envisager des systèmes variables de cloisons, p.ex. des cloisons mobiles, des cloisons coulissantes ou des cloisons d’armoires séparant les pièces. Leurs avantages et inconvénients doivent être bien étudiés.
Portes intérieures
La fonction de la porte de chaque pièce doit être définie et correspondre aux exigences de la physique de construction en matière d’isolation phonique et de protection contre le feu. Les portes se fabriquent comme portes à âmes creuses, à âmes tubulaires, portes pleines, en verre etc. Les vantaux peuvent être de construction très diverses pour répondre à différentes exigences.
La construction des cadres de portes est aussi très diversifiée. Il existe des cadres simples en bois ou en profils de métal à poser dans les ouvertures. La construction la plus usuelle comprend la porte, le cadre et le faux-cadre. L’huisserie métallique comprend les trois parties en une seule construction en profils de métal.
Le choix des ferrures et serrures à disposition sur le marché est immense. Cette brève énumération n’est pas exhaustive et veut simplement attirer l’attention sur les aspects principaux à prendre en compte lors du choix des portes intérieures.
Revêtements de sols
Ils dépendent de l’utilisation de la pièce et du degré de sollicitation. Les exigences envers l’hygiène, l’entretien, la durée de vie, le climat de la pièce, l’acoustique, de même que les aspects décoratifs et économiques seront clairement définis pour opérer le choix.
Les revêtements de sols peuvent être exécutés en bois, en carreaux de céramique, en pierre naturelle ou artificielle, en matière synthétique ou naturelle (liège, linoléum, caoutchouc etc.) mais aussi en textiles.
Surfaces des murs intérieurs
Avec les revêtements des sols et des plafonds, ces surfaces créent l’atmosphère plus ou moins agréable de la pièce. La perception physique et psychique des parois et de leur décoration est très individuelle. Elle s’étend sur une échelle allant de « chaleureux » à « froid et laid ». Un des points essentiels à analyser est l’effet à long terme que la décoration murale aura sur les habitants.
Les crépissages, crépis rustiques, peintures et enduits, papiers peints et revêtements muraux en carreaux de céramique, pierre naturelle, étoffes, bois, plâtre, miroirs ou métalliques feront donc l’objet d’un choix très attentif et seront exécutés dans les règles de l’art. Ce n’est que de cette manière que l’on évitera un « malaise » permanent après l’emménagement.
Plafonds
Si vous avez l’impression que « le plafond vous tombe sur la tête », cela ne provient pas nécessairement de la sous-construction, mais bien plus de la conception de ce dernier. Les couleurs, la structure des surfaces, le genre de revêtements etc. influencent grandement l’effet optique.
Du simple crépissage sur le béton lisse en passant par les plafonds tendus, les revêtements en bois ou plâtre cartonné pour arriver aux systèmes modernes de plafonds suspendus (plaques ou panneaux en métal), à l’heure actuelle tout est possible pour les plafonds. Et ce n’est qu’une question de coûts et de goûts qui déterminera le choix dans ce domaine.
Isolation phonique
Le législateur a édicté certaines prescriptions concernant les exigences susmentionnées. Elles sont différentes suivant les objets et peuvent être obtenues auprès des autorités compétentes (voir également la norme SIA 181 « Isolation phonique du bâtiment »). Il faut faire la différence entre bruit aérien et bruit d’impact. Le premier comprend les sons véhiculés par l’air et qui pénètrent chez les voisins à travers les murs. Tous les autres bruits transmis par la construction même (murs, sols, conduites etc.) sont considérés comme des bruits d’impact. Un mur peut donc transmettre aussi bien des bruits aériens que des bruits d’impact s’il est mal fait.
Protection incendie
Pour la construction de maison et d’appartements, les prescriptions de la police du feu concernant la protection contre la propagation du feu se résument à peu de points. Les plus importants concernent le chauffage et la cheminée. Ensuite la protection concerne les parties porteuses de la construction. Les appuis et poutres de dalles doivent résister au feu durant un temps donné, sans perdre leur fonction de portance. Si cette résistance n’est pas assurée par la manière de construire et les dimensions du gros-oeuvre, des revêtements avec des matériaux résistants au feu peuvent prévenir ces inconvénients. Il s’agit en premier lieu du plâtre, de matériaux en plâtre, de panneaux en fibres minérales ou de panneaux spéciaux anti-feu. Les prescriptions locales concernant la protection contre le feu doivent être respectées et votre architecte doit les connaître.
Isolation thermique
En principe, le gros-oeuvre, l’enveloppe de la maison, doit être suffisant pour protéger contre la chaleur, le froid et l’humidité. Si ce n’est pas le cas, il faut recourir à un spécialiste. Après investigation, lui seul est à même de proposer non seulement la manière de construire et les mesures supplémentaires à entreprendre; de plus, il a des connaissances étendues sur la « diffusion de vapeur » et le « point de rosée ».
Il est possible d’augmenter le coefficient trop bas de l’isolation thermique de murs extérieurs par un doublage intérieur. En général, on exécute une construction à double paroi en matériau isolant et une paroi intérieure dure. Veiller à éviter les ponts (parties de la construction transmettant la chaleur qui traversent le doublage). Lorsque le doublage intérieur n’est pas autoportant, on peut monter une construction sur profils recouverts de bois ou de panneaux de plâtre cartonné etc. Un doublage lourd peut augmenter la capacité d’accumulation du mur et ainsi parer à la « température d’une baraque » pour une construction légère (à savoir la réaction trop rapide par rapport aux variations de température extérieure).
L’humidité à la surface intérieure d’un mur de façade est un signal d’alarme; les murs humides finissent par pourrir. S’il n’existe pas d’autre possibilité, le défaut peut être caché par un doublage avec aération.
Finalement, il est recommandé de s’adresser à un « physicien de construction » pour tout de qui concerne les problèmes de protection phonique, thermique et contre le feu. Avec des dépenses relativement modestes, il peut contribuer à éviter des dommages ultérieurs et ses honoraires seront largement compensés.